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 Un blocage «pas contre Sarko mais contre ses réformes»

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Inès
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Date d'inscription : 14/03/2007

MessageSujet: Un blocage «pas contre Sarko mais contre ses réformes»   Jeu 10 Mai - 9:15

A mon avis, ce n'est que le début des grèves....

Dans l'amphi N de Tolbiac Paris I Panthéon-Sorbonne, quelques 800 étudiants réunis mercredi midi en assemblée générale ont voté la grève et le blocage du site pour protester contre les réformes universitaires annoncées par Nicolas Sarkozy avant son élection.

A la tribune, quatre porte-parole et plusieurs intervenants pnt animé l'AG pendant près de trois heures. Beaucoup d’étudiants, mais pas seulement. Ben se présente comme un «ex-chômeur, désormais militant progressiste à temps plein».

Si les réformes universitaires, comme la privatisation de l’université ou la sélection en fonction des filières, sont les premières visées par le mouvement, c’est l’ensemble des projets de réformes de Nicolas Sarkozy qui est dénoncé. La lutte contre les «peines plancher» pour les multirécidivistes et l'expulsion des sans-papiers sont des causes très populaires.

«Etre citoyen, c’est être vigilant»

Lucas est l’un des bloqueurs. Etudiant en première année d’histoire, il est aussi syndiqué à la Fédération syndicale étudiante (FSE). Il juge «illégitime» que Nicolas Sarkozy veuille mettre en place ses réformes pendant l’été, période évidemment creuse pour les étudiants qui ne pourront pas se rassembler. «Etre citoyen, c’est être vigilant. Ces réformes heurtent l’esprit républicain et démocratique de la France.»

«Une résistance contre les réformes Sarkozy»

Selon un étudiant en licence 1 de géographie, qui se fait appeler Martial, l’Assemblée générale «n’a pas voté contre Sarko mais contre ses réformes». Militant à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR, trotskyste) et syndiqué à Sud Etudiant, il explique aussi qu’il s’agit d’une «résistance contre les réformes Sarkozy, les lois sur les sans papiers, sur les services et les transports publics, et pour la mise en place d’un contre-pouvoir».

Mais le blocage ne fait pas l’unanimité. Un groupe de jeunes étudiantes en histoire errent dans le hall, à défaut de pouvoir assister à leur TD. Emmanuel, étudiant en Administration économique et sociale, est plutôt sceptique. «Ça ressemble plus à une réaction épidermique. Du coup on cherche la légitimité d’un tel mouvement. Rien à voir avec les manifs contre le CPE de l’année dernière.»

Un blocage «totalement illégitime»

Parmi ces têtes estudiantines se distingue celle d’Hervé Fradet, chargé de cours en philosophie anglaise, à Paris I. Plutôt loquace, il répète à qui veut l’entendre qu’il est «totalement illégitime qu’une quarantaine de personnes appartenant à des groupuscules extrémistes bloquent les TD» des 11.000 étudiants inscrits à Paris I. Tout en rendant quelques copies, il dénonce «un rapport de force parce qu’ils ne savent pas s’exprimer autrement».

Et la suite ?

«Beaucoup de rumeurs, aucune certitude» selon Lucas. Les sources de Louva Raoaoarineugna, l’une des porte-parole, indiquent que Paris VIII serait également en AG aujourd’hui, Paris I en attente de la prochaine AG à Tolbiac. Lucide, Martial craint que les partiels et les vacances n’empêchent le mouvement de s’étendre. Il nous informe d’une AG à Nanterre demain à 12h30, et de l’organisation d’un grand rassemblement des syndicats de gauche le 15 mai, veille de la passation de pouvoir entre Jacques Chirac et le nouveau chef de l’Etat.

A l’extérieur, les critiques fusent. Le syndicat étudiant Unef, leader de la contestation du CPE, a appelé mercredi «au retour au calme», et le Mouvement pour la France, parti de Philippe de Villiers, a qualifié le blocage de «déni de démocratie scandaleux». Quant à François Goulard, le ministre délégué à l'Enseignement supérieur, il a estimé «profondément inadmissible qu'une minorité d'extrêmistes, manifestant leur mépris de la démocratie, prétendent s'opposer à la mise en oeuvre du programme du président de la République élu».
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