Femmes en action

Forum pour femmes modernes et actives de toutes origines et cultures
 
AccueilCalendrierGalerieFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Les religions résistent au mariage gay en France

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Tulipe Noire
SuperFemme en action
avatar

Nombre de messages : 7864
Age : 57
Date d'inscription : 24/05/2007

MessageSujet: Les religions résistent au mariage gay en France   Jeu 20 Sep - 18:39

FIGARO GUéNOIS JM PUBLIé le 19/09/2012
Les catholiques sont en première ligne, mais les autres religions, opposées au projet, montent au front.


Très discrètement, ils se sont rencontrés la semaine dernière à Paris. Ensemble, ils ont évoqué le projet de loi sur le mariage homosexuel et, d'un commun accord, ont décidé d'aller séparément à la bataille. Non que les six responsables de culte en France - juif, catholique, orthodoxe, protestant, musulman, bouddhiste - s'opposent sur ce thème. Les religions sont plutôt contre le mariage homosexuel, à l'exception d'une frange libérale du protestantisme. Et s'inquiètent tout autant de l'ouverture à l'adoption d'enfants par ces couples. Mais chaque membre de la Conférence des responsables de culte en France (CRCF) a jugé plus sage de s'exprimer séparément, même si une prise de position plus solennelle commune n'est pas exclue à l'avenir.

Des six grandes religions en France, les catholiques sont les plus exposés. Le coup de semonce a été décoché en plein été par une «prière pour la France» rédigée par le cardinal André Vingt-Trois. Depuis, le président de la Conférence des évêques a été reçu à deux reprises - à la demande de la ministre de la Justice, Christiane Taubira. À la sortie du dernier rendez-vous, mardi soir, l'archevêque de Paris a dit notamment avoir attiré l'attention de la garde des Sceaux sur «l'illusion» consistant à «affirmer que l'on puisse ouvrir le mariage sans le transformer. L'ouverture du mariage à des personnes homosexuelles va entraîner une transformation assez large des définitions de l'état civil et du Code civil. Ce sera donc un nouveau type de mariage». Second point: «J'ai insisté sur la question de l'adoption: comment la France respecterait sa ratification de la convention universelle des droits de l'enfant. Elle prévoit pour l'enfant l'accès à ses origines.»

Le cardinal a dit avoir été «écouté avec beaucoup d'attention» mais sans «aucune idée de l'effet qui suivra». Sur Europe 1, mercredi matin, il a qualifié d'«erreur profonde» ce projet. «J'espère que l'on pourra empêcher la loi» a-t-il lancé. Il appelle les catholiques «à faire exister le débat que le gouvernement ne veut pas organiser».

Le cardinal Barbarin, qui a soulevé la polémique la semaine dernière par des propos «mal interprétés» sur l'inceste, a ainsi appelé, mardi, les catholiques «à écrire au premier ministre et aux députés» en demandant «un référendum». Motion inspirée par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon. La mobilisation est donc générale dans l'Église de France contre ce projet de loi. Avec un point d'orgue qui promet, le 3 novembre prochain, lors de l'Assemblée des évêques de France à Lourdes.

D'ici là, les protestants se seront prononcés. Également reçus, mardi soir, par Christiane Taubira, en la personne du pasteur Claude Baty, président de la Fédération protestante de France (FPF), ils travaillent à une prise de position qui sera publiée mi-octobre. Claude Baty confie au Figaro «pour le protestantisme, le mariage n'est pas un sacrement, notre opposition ne peut pas être d'ordre religieux. L'adoption probable de ce projet ne changera rien pour les Églises protestantes. Par contre, à titre personnel, en attendant que la FPF se prononce, je peux dire que pour des raisons anthropologiques, et de structuration symbolique, je n'approuve pas ce projet».

Une rupture de société

Même attitude chez les orthodoxes. Ils se prononceront début octobre dans le cadre d'une assemblée des évêques sur un projet dont ils ne cernent pas l'opportunité: «En voulant traiter une question catégorielle, on touche une question sociétale engageant de multiples conséquences qui annoncent une rupture de société» assure Carol Saba, leur porte-parole.

Le Conseil français du culte musulman est sur le point de publier une déclaration très argumentée, dont Mohammed Moussaoui, son président, confie la substance au Figaro: «Le culte musulman - à l'instar des autres cultes monothéistes - n'autorise pas le mariage entre deux personnes du même sexe. Nous sommes donc opposés à ce projet de loi.»

Enfin, le grand rabbin de France Gilles Bernheim prépare, lui aussi, une longue prise de position. S'il place «la lutte contre l'homophobie» aussi haut que la lutte contre «le racisme ou l'antisémitisme» et s'il refuse de se placer en «faiseur de morale» et donc «à porter un jugement sur les homosexuels», il récuse ce projet qui «risque de priver des enfants d'un droit essentiel, avoir un père et une mère et non un parent 1 et un parent 2.»

c'est pas gagné!!leur affaire!!en quoi ça dérange le mariage ?? ça me pose question!!l'adoption là aussi m'interpelle!!!de tout temps les femmes lesbiennes ont fait ce qu'elles avaient à faire!!!et les enfants ont aussi bien été élevés qu'un couple Hétéro divorçant et mal traitant!!!Fennec en a plein dans son institution!

Dino Dino Dino des dinos
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
melo-dy
Collaboratrice
avatar

Nombre de messages : 16138
Age : 61
Localisation : Stoneham
Date d'inscription : 14/03/2007

MessageSujet: Re: Les religions résistent au mariage gay en France   Jeu 20 Sep - 19:00

Pas sure moi que vos Français.......sont pret à cela............ils sont un peu coincé du zipper les Français.....(males) fourire

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tulipe Noire
SuperFemme en action
avatar

Nombre de messages : 7864
Age : 57
Date d'inscription : 24/05/2007

MessageSujet: Re: Les religions résistent au mariage gay en France   Jeu 20 Sep - 20:07

religion catholique à peu près 65 % des français!!!alors que nous sommes soit disant laïcs!! avec en plus les musulmans!! on en a 8millions!!!1million de protestants!!!l
bref le " flambie"! Hollande l'a promis dans son programme!!! fourire fourire ça coûte pas cher!!!!ça va le faire mais pas l'adoption.... comme au Portugal!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tulipe Noire
SuperFemme en action
avatar

Nombre de messages : 7864
Age : 57
Date d'inscription : 24/05/2007

MessageSujet: Re: Les religions résistent au mariage gay en France   Mar 25 Sep - 16:00

je te réponds ici Marielle!
je pense qu'une loi se doit d'être pour celui qui la pense un soucis de bien être et de réalisme face à la demande et aux besoins pour ceux et de ceux qui les ont élus!
cependant il y a en France de gros tabous à cause de ou des religions!qu'elle soit catholique religion originelle de mon pays!ou par la suite dû à l'immigration donc autres...
mais comme disait Coluche"même s'ils ne se reproduisent pas ,il y en a de plus en plus"
Je pense que Madame Boutin est une très bonne penseuse rétrograde du Vatican! qu'il faut savoir suivre et adapter les lois en fonctions du mode de vie des personnes!
je pense qu'un jour après avoir réglé tous mes papiers en faveur de ma fille, je demanderai Fennec en mariage! jamais ma fille ne sera mise à l'écart, mais elle sera je l'espère celle qui me conduira à l'hotel de mon mariage avec Fennec!
alors je désire que cette loi comme bon nombre d'homo en France soit une bonne loi de bienveillance et de reconnaissance d'un état de droit!
pour ce qui est de l'adoption j'ai un autre point de vue!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tulipe Noire
SuperFemme en action
avatar

Nombre de messages : 7864
Age : 57
Date d'inscription : 24/05/2007

MessageSujet: Re: Les religions résistent au mariage gay en France   Jeu 11 Oct - 20:09

Les Français contre l'adoption par des couples homosexuels

Par Agnès Leclair Le Figaro
Publié le 11/10/2012 à 19:54

Selon Jérôme Fourquet, ce sondage illustre «un raidissement de la société sur les questions sociétales en période de crise». Crédits photo : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP


inShare
Recommander
INFOGRAPHIE - Ils n'y sont favorables qu'à 48 %, selon un sondage Ifop pour Le Figaro.

À mesure que les contours du projet de loi sur le mariage et l'adoption pour couples de même sexe se précisent, les certitudes des Français semblent s'effriter. Pour la première fois depuis huit ans, ils se disent en tout cas à 51 % hostiles à l'adoption pour les couples de même sexe, selon un sondage Ifop dévoilé par Le Figaro. Cette courte majorité est-elle suffisante pour évoquer un retournement de l'opinion?

L'approbation de l'adoption par les couples de même sexe a toujours été moins forte que celle du mariage, mais les Français avaient fini par adhérer à cette idée. En juin 2011, avant la campagne de la présidentielle, 58 % d'entre eux y étaient favorables. Un pourcentage qui tendait à rejoindre celui des Français en faveur du mariage pour les couples de même sexe. Malgré un léger fléchissement de la courbe, 61 % d'entre eux se disent aujourd'hui toujours en faveur du passage devant le maire de deux hommes ou de deux femmes, selon cette étude réalisée en octobre sur un échantillon de 988 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.


«Dix ans après le pacs, en l'absence d'enjeux politiques et d'affrontements entre la gauche et la droite sur la question et hors de toute actualité, le sujet était presque devenu consensuel», analyse le directeur du département opinion publique de l'Ifop, Jérôme Fourquet.

Avec la proposition 31 de François Hollande et l'annonce d'un calendrier accéléré pour le projet de loi par le premier ministre avant l'été, le débat a changé de nature. «Il est redevenu actuel, politisé, commente Jérôme Fourquet. Nous avons noté un premier raidissement de l'opinion publique sur l'adoption en août avec 53 % des Français favorables.» La montée en puissance des opposants au projet a sans doute aussi pesé dans la balance.

C'est également en août dernier que le cardinal André Vingt-Trois lance le débat avec une proposition de prière interprétée comme une prise de position contre le mariage gay. «Les Français expriment sans doute une méfiance à l'égard d'un changement de la filiation. Le remplacement des termes “père” et ”mère” par celui de ”parent” prévu dans le projet a peut-être fait peur. On peut être pour ou contre, mais c'est une révolution de modèle de passer d'une filiation construite par rapport à la biologie à une filiation plus culturelle, non reproductive», relève Pierre Murat, juriste et professeur de droit à Grenoble II.

«Il n'y a pas d'opposition franche, souligne de son côté Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT. Ces chiffres sont le reflet d'un débat plus idéologique que centré sur les questions concrètes des familles homoparentales.» Portée par la majorité, cette réforme engendre aussi une réaction de l'électorat de droite, rajoute Jérôme Fourquet. Entre août et octobre, le nombre de sympathisants UMP favorables à l'adoption pour les couples homosexuels a d'ailleurs chuté de 38 à 21 %. Ce changement de tendance illustre enfin «un raidissement de la société sur les questions sociétales en période de crise», selon le directeur du département opinion publique de l'Ifop, qui met ces chiffres en perspective avec des baisses d'opinions favorables sur les sujets du droit de vote pour les étrangers et de l'ouverture de salles de shoot.

Le gouvernement a-t-il anticipé cette érosion de l'opinion en faveur de la proposition 31? En excluant définitivement du projet l'ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et une réforme en profondeur de la filiation, Jean-Marc Ayrault semble en tout cas avoir pris en compte la levée de bouclier des «anti». «Le gouvernement fait le pari d'un projet de loi a minima pour ne pas mettre le feu à l'opinion et diviser les Français», en conclut Stéphane Corbin, de la coordination Interpride France, qui milite pour les droits des homosexuels.



Je pense qu'ils ne feront pas marche arrière sur le mariage! cependant l'adoption me semble compromise!!!alors pour la procréation assistée... et bien les français gays ou lesbiennes iront en Belgique ou Pays-Bas!! les Eglises auront "fait" peur!!!mais bon pour une femme c'est bien plus facile.... fourire fourire la preuve!!moi et un bon paquet de femmes depuis toujours!!! Quand à l'adoption...c'est pas gagné non plus! Cependant si on arrive à avoir cette loi chez nous je suis certaine que d'autres pays catholiques suivront...( hors Espagne et Portugal)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tulipe Noire
SuperFemme en action
avatar

Nombre de messages : 7864
Age : 57
Date d'inscription : 24/05/2007

MessageSujet: Re: Les religions résistent au mariage gay en France   Mar 23 Oct - 16:09

INFO LE FIGARO -INFO LE FIGARO 23/10/2012- Augmentation des divorces, changements dans la politique d'adoption, travail supplémentaire pour les communes… Le Figaro s'est procuré ce document qui fait le tour des changements concrets liés au projet de loi.

Le Figaro s'est procuré l'étude d'impact du gouvernement sur le mariage homosexuel. Ce document interne d'une cinquantaine de pages, daté d'octobre 2012, décortique les répercussions du projet de loi sur le droit, la nationalité, la fiscalité, les administrations ou encore la diplomatie. Il ignore cependant les enjeux sociétaux et les grands débats sur le bouleversement du droit de la famille, l'avenir du couple, l'intérêt de l'enfant. Cette étude recèle une foule de détails très concrets, à mille lieues du cliché du couple posant tout sourire sur le perron d'une mairie, entouré d'amis et de parents. En voici quelques extraits.

Un état civil chamboulé

Les termes «père» et «mère», ou «mari» et «femme» et «homme» et «femme» seraient amenés à disparaître du code civil. La réforme envisagée aurait des conséquences inévitables sur le contenu des actes de l'état civil. «En effet, il conviendra de modifier le contenu des actes de naissance, de reconnaissance, de mariage et de décès. L'instruction générale relative à l'état civil, dont le travail de refonte est actuellement en cours par la chancellerie, devra contenir les nouvelles formules adaptées aux situations des couples ou des parents de même sexe», rappelle ce document. Il sera également nécessaire de modifier, pour l'adapter, le livret de famille pour qu'il comporte les nouvelles mentions liées à l'existence de couples et parents de même sexe. De nouveaux exemplaires de ces documents devront être commandés.

Hausse possible d'acquisitions de la nationalité par mariage


Le projet aura des incidences sur la nationalité du conjoint étranger. Cette réforme «pourrait ainsi mécaniquement avoir pour effet d'augmenter le nombre de ces acquisitions de la nationalité par mariage», relève l'étude qui se penche également sur les unions contractées à l'étranger avant le projet. Les postes consulaires et le service central d'état civil devront ainsi traiter les dossiers des mariages célébrés à l'étranger, avant l'entrée en vigueur de la loi. Mais, «il n'est pour l'instant pas possible de déterminer le nombre de mariages concernés». Enfin, la célébration en France d'un mariage homosexuel entre un Français et un étranger dont la loi personnelle prohibe ce type d'union «peut soulever des difficultés diplomatiques», est-il noté dans l'étude.

Vers un plus grand nombre de mères que… de pères


Les dispositions du projet qui permettront l'adoption d'un enfant par le conjoint de son unique parent «consolideront en premier lieu des familles des enfants élevés par deux femmes car les enfants élevés par deux hommes n'ont qu'exceptionnellement un unique parent», pointe ce document. Un constat auxquel le Québec est arrivé après sa loi de 2002 sur l'homoparentalité et l'ouverture de la PMA aux couples de femmes.

Du travail supplémentaires pour les communes et les juridictions

L'augmentation du nombre de mariages est difficile à estimer même s'il est probable, qu'au lendemain de l'entrée en vigueur de la loi, les maires recevront beaucoup de demandes de célébrations. Avec la gestion des registres, la délivrance d'extraits et de copie de ces «nouveaux actes», tous les services d'état civil communaux verront une augmentation de leur activité et leurs frais de fonctionnement, souligne l'étude.

Qui dit augmentation des mariages dit aussi… hausse du nombre de divorces, «sans qu'il soit pour l'instant possible de chiffrer cette activité supplémentaire pour les juridictions», rapporte le document. Ce dernier n'exclut pas par ailleurs que le «mariage pour tous» puisse faire baisser le nombre de Pacs. Enfin, l'augmentation du nombre d'adoptions entraînera une augmentation de l'activité des parquets et des tribunaux de grandes instances.

L'adoption internationale, un droit de façade?

Afin d'éviter de faux espoirs dans un contexte de baisse du nombre d'enfants adoptables, le service de l'adoption internationale du ministère des Affaires étrangères et les conseils généraux devront tenir compte de ces éléments dans sa communication à l'égard des candidats. L'agence française de l'adoption, opérateur public, «pourra être sollicité pour s'implanter dans des pays d'origine ouverts à l'adoption conjointe par des couples de même sexe, dans lesquels elle ne travaille pas encore (Afrique du sud, États-Unis)».

Par ailleurs, les conseils généraux ne pourront refuser de délivrer un agrément, sésame des couples candidats à l'adoption, sur le seul fondement de l'orientation sexuelle du couple demandeur, souligne l'étude qui suggère de revoir l'information et l'évaluation de la demande d'agrément en conséquence. «Une sensibilisation sera menée auprès des services» concernés. Mais il est aujourd'hui «difficile d'évaluer l'augmentation de l'activité qui en résultera mais elle devrait être assez limitée», avance l'étude.

Le droit fiscal et social légèrement touchés

Le futur texte n'aurait pas d'incidence sur le droit fiscal, selon ce document de synthèse, même si certaines dispositions du code des impôts devraient être adaptées. Il aurait notamment pour conséquence d'ouvrir aux couples homosexuels mariés un droit à la réversion. Ni son calcul ni le texte qui le définit ne nécessitent cependant d'adaptation, souligne l'étude. Les règles de la majoration de durée d'assurance (MDA) accordées au titre de l'accouchement, de l'adoption ou de l'éducation, devraient aussi être modifiées.
Augmentation des divorces, changements dans la politique d'adoption, travail supplémentaire pour les communes… Le Figaro s'est procuré ce document qui fait le tour des changements concrets liés au projet de loi.


Alors que fera t-on si jamais j'allais au Maroc avec "ma femme"???mais pourquoi se poser tant de questions??? les Anglais, les Belges, les EspagnolS... vont bien dans ces pays interdisant le mariage gay!!!alors nous ferons comme eux?? non parce que la France a un passé colonialiste.
...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tulipe Noire
SuperFemme en action
avatar

Nombre de messages : 7864
Age : 57
Date d'inscription : 24/05/2007

MessageSujet: Re: Les religions résistent au mariage gay en France   Sam 1 Déc - 11:46

Mariage gay : des religieux indignés

Par Jean-Marie Guénois
Mis à jour le 30/11/2012 à 20:52 | publié le 30/11/2012


S'ils restent prudents, les leaders des grandes religions ont été choqués par l'attitude des députés lors de leur audition, jeudi.

Si certains imaginaient que les consultations organisées par le gouvernement socialiste pour son projet de loi sur le mariage homosexuel avaient éventuellement pour but de prendre en compte un point de vue différent, ils seront déçus.

La preuve - objective et magistrale - en a été donnée, au vu et su de tous, jeudi après-midi, à l'Assemblée nationale. Cette «audition» parlementaire s'est transformée en réquisitoire en règle contre «l'obscurantisme» de l'Église catholique, principale cible d'attaques.

Et c'est globalement «déçus» que sont ressortis les cinq principaux intervenants qui ne nourrissaient pourtant aucune illusion. À l'exception de la sixième intervenante, la vénérable Marie-Stella Boussemart, présidente de l'Union bouddhiste de France. Elle a réussi à démontrer le tout et son contraire: les bouddhistes sont, pour certains, «pour» et, pour d'autres, «contre» le mariage homosexuel. Le Bouddha lui-même n'ayant «jamais parlé de l'homosexualité».

Impassible mais gardant son sens de l'humour caustique celui qui a essuyé tous les tirs de la séance, le cardinal André Vingt-Trois, a répondu en sortant à la question «avez-vous le sentiment d'avoir été entendu?»: «Oui, la sono était très bonne

Il en faut plus pour impressionner l'actuel archevêque de Paris et c'est aussi toute sa force. Il n'a pas souhaité revenir, vendredi, sur cette étrange séance parce qu'elle indique la volonté du gouvernement de passer en force tout en donnant l'impression de mener des consultations. Mais ces méthodes n'entament en aucun cas la détermination de l'Église de France de continuer avec calme ce combat.

De «débat» donc, il n'y en pas eu. Y en aura-t-il jamais? C'est Claude Baty, le président de la Fédération protestante de France, qui pose la question avec le plus d'acuité. À la différence des catholiques, les protestants reconnaissent les opinions pluralistes de leurs rangs. Et vivent, pour le coup, une vraie culture du débat. Leur «non» au projet de mariage homosexuel, insistait-on vendredi dans l'entourage de Claude Baty, et la «déception» à propos de la séance de la veille, n'est pas celui d'une opposition politique. Car ce type de rapport de forces ne recoupe pas le style d'intervention des protestants dans la société. Sur ce dossier du mariage homosexuel, ils veulent être guidés par une conviction forte et de bon sens pour l'avenir de la société. Mais ils seront toutefois plus incisifs sur la question de l'adoption d'enfants par des couples homosexuels.

Le grand rabbin de France, Gilles Bernheim, n'a pas caché, vendredi, sa déception à son entourage. Non pas sur le principe de l'invitation des religions par le pouvoir pour évoquer cette loi mais sur le débat lui-même. Des six intervenants, il était à l'évidence celui qui avait le plus préparé cette confrontation. Parlant sans note, il avait cherché à convaincre son auditoire que l'appareil juridique actuel, s'il était utilisé selon toutes ses ressources, suffirait amplement pour répondre aux besoins «légitimes» des couples homosexuels. Mais pourquoi donc remettre en cause «le symbole» du mariage? Et c'est en professeur de philosophie que ce religieux a cherché, en vain, le débat. Confiant même avoir été choqué par l'intervention «très violente» contre l'Église catholique d'Alain Tourret, député radical de gauche du Calvados. Autre grand souci du grand rabbin: ne pas transformer, ni interpréter, ce genre de séance en un «front uni des religions» contre le pouvoir socialiste. Parce que les religions sont chacune un monde en soi. Mais aussi parce qu'aucune ne défend sur ce dossier une «position théologique». Toutes évitent soigneusement ce genre d'arguments pour se concentrer sur la vision de l'homme et de la société remise en cause.

C'est précisément ce qu'a dit, vendredi, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, lors d'une rencontre avec Benoît XVI: «Vous nous encouragez à faire entendre notre voix “sans relâche et avec détermination” dans les débats de société qui traversent notre pays. Il est clair que le projet de loi visant à transformer le mariage est un vrai changement de civilisation. Avec les frères des autres Églises chrétiennes, avec les juifs et les musulmans, avec des représentants d'autres courants de pensée, en nous fondant sur la raison et le bon sens, nous essayons d'expliquer que ce projet risque d'engendrer un grand trouble dans la société, déjà bien fragile. La prière silencieuse de nombreuses personnes accompagne cet engagement social. Nous demandons au Seigneur de nous donner le ton et les mots justes pour faire entendre la voix du bien commun.»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tulipe Noire
SuperFemme en action
avatar

Nombre de messages : 7864
Age : 57
Date d'inscription : 24/05/2007

MessageSujet: Re: Les religions résistent au mariage gay en France   Ven 1 Fév - 16:02

Mariage homosexuel : moins de remous à l'étranger
Mots clés : Couples Homosexuels, Mariage Homosexuel, Mariage Gay, Espagne, Portugal, Pays-Bas, Belgique, Suède

Par Judith Duportail

En Suède, aux Pays-Bas et au Danemark, les couples homosexuels peuvent se marier à l'église.


Six autres pays européens ont ouvert le mariage et l'adoption aux couples de même sexe. Cette décision a aussi provoqué le débat, notamment en Espagne et au Portugal, mais pas de manière aussi virulente qu'en France.

• Aux Pays-Bas, certaines Églises marient des homosexuels

Aujourd'hui, plus de 16.000 couples homosexuels sont mariés aux Pays-Bas. Quand la loi a été adoptée, en avril 2001, aucun autre pays au monde n'avait ouvert le mariage aux couples de même sexe. Pourtant, le débat précédant l'adoption du texte n'a pas provoqué de manifestations comme en France. Sans surprise, les partis catholiques s'y sont opposés, mais ceux-ci étaient minoritaires au Parlement et ne faisaient pas partie de la coalition au gouvernement. L'Église protestante des Pays-Bas a permis à chacune des 2000 congrégations qu'elle représente de choisir si elle voulait ou non célébrer des mariages homosexuels. Quand les chrétiens-démocrates sont revenus au pouvoir en 2007, ils ont donné l'autorisation au personnel des mairies de refuser de célébrer des mariages homosexuels, mais de nombreuses municipalités, comme Amsterdam, ont fait savoir qu'elles refusaient d'appliquer cette loi.

• En Belgique, le mariage a été séparé de l'adoption

Depuis le 1er juin 2003, les couples homosexuels peuvent se dire oui en Belgique, et ils sont environ un millier à le faire chaque année. La loi avait été portée par les socialistes et les écologistes, et n'avait pas non plus provoqué de manifestations ou de crispations dans la société. Le Mouvement réformateur (MR), coalition de partis de centre droit, n'avait pas donné de consigne de vote à ses élus, tandis que le Centre démocrate humaniste (CDU) avait voté contre, mais restait minoritaire. Selon les analyses formulées par les médias belges, le texte avait fait beaucoup moins de bruit qu'en France, notamment parce qu'il n'ouvrait pas le droit à l'adoption pour les couples homosexuels. Il faudra attendre 2006 pour que la Belgique le leur autorise.

• En Espagne, une situation plus proche de la France

Adoptée le 21 avril 2005, la loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe a fait l'objet de débats et de contestations en Espagne. Une manifestation a notamment été organisée à l'appel d'associations catholiques, soutenue par le Parti populaire (principal parti de droite), et a rassemblé plus d'un million de personnes, selon les organisateurs, mais à peine plus de 150.000, selon la police. Le pape Jean-Paul II et son successeur, Benoit XVI, ont tous deux appelé les Espagnols à s'opposer à la loi. Le texte a été adopté bien qu'il ait été rejeté au Sénat, où la droite était majoritaire. En Espagne, le Congrès des députés (l'équivalent de l'Assemblée nationale) peut passer outre l'avis du Sénat. Après l'adoption du texte, le Parti populaire a déposé un recours devant l'équivalent du Conseil constitutionnel, mais celui-ci a été rejeté. Quand la droite est revenue au pouvoir en 2011 avec l'arrivée de Mariano Rajoy, de nombreuses associations ont craint la suppression du mariage homosexuel, mais le Conseil constitutionnel a fait savoir que c'était impossible.

• En Suède, l'Église a voté en faveur du mariage des homosexuels

Les homosexuels suédois sont autorisés à se marier depuis le 1er mai 2009. Ils pouvaient déjà adopter des enfants depuis 2003, selon la loi, mais, dans les faits, très peu de couples ont vu leur démarche aboutir. Le mariage homosexuel a été adopté sans encombre, et seuls 22 députés sur 349 ont voté contre. Quelques mois plus tard, l'Église suédoise a aussi pris la décision de reconnaître les mariages homosexuels, à une large majorité. Les religieux ont le droit de refuser individuellement de marier un couple de même sexe, mais l'Église se doit de trouver quelqu'un pour célébrer l'union. «Dans la société suédoise, les traditions ont relativement peu d'importance. Ce qui compte, c'est d'agir pour le bien-être des gens», avait alors expliqué au grand quotidien suédois, le Dagens Nyheter, l'archevêque Anders Wejryd.

• Au Portugal, l'opposition a aussi proposé un référendum

L'adoption du mariage homosexuel au Portugal en juin 2010 a, comme en France, provoqué de nombreux débats. L'examen et la validation du texte ont pris plusieurs mois et l'opposition comme l'Église ont fait entendre leur mécontentement. En janvier 2010, le Parlement a rejeté un amendement demandant la consultation du peuple portugais par référendum. En février, une manifestation a réuni plusieurs milliers d'opposants à Lisbonne. Enfin, le pape Benoit XVI, en visite au Portugal quelques jours avant le vote du texte, a indiqué qu'il considérait le mariage entre couples de même sexe comme «insidieux et dangereux». Une fois le mariage voté par le parlement, l'opposition s'est retournée vers le président Cavaco Silva, qui avait le pouvoir de mettre son veto. Le catholique pratiquant a finalement validé la loi en mai 2010, tout en précisant qu'il mettait «ses convictions personnelles de côté».

• Au Danemark, une cérémonie rituelle religieuse

L'homosexualité est très acceptée au Danemark, qui est le premier pays au monde à avoir permis aux couples homosexuels de s'unir civilement, en 1989. En juin 2012, le Parlement danois a adopté à une large majorité une loi permettant aux couples homosexuels de se marier à l'Église luthérienne d'État. Le projet de loi, déposé par le gouvernement de centre gauche, a été adopté par 85 voix pour, 24 contre et 2 abstentions. Le seul parti ayant voté en bloc contre cette loi est la formation populiste Parti du peuple danois, qui maintient qu'un mariage chrétien est une union entre un homme et une femme. Les couples homosexuels avaient déjà obtenu le droit de faire bénir leur union civile à l'Église, mais la nouvelle loi leur a donné le droit à une véritable cérémonie rituelle religieuse. Toutefois, chaque pasteur est libre de refuser de célébrer les mariages homosexuels.

Après 4 jours de débat on en est à l'article un!! ce n'est que 2 affrontements de société!!

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tulipe Noire
SuperFemme en action
avatar

Nombre de messages : 7864
Age : 57
Date d'inscription : 24/05/2007

MessageSujet: Re: Les religions résistent au mariage gay en France   Mar 23 Avr - 11:52

Mariage pour tous : un millier de policiers devant l'Assemblée

Par Jean-Marc LeclercMis à jour le 23/04/2013

Un important dispositif avait déjà été déployé lors de la dernière Manif pour tous, dimanche dernier.
Craignant des débordements après le vote de la loi Taubira, le gouvernement va déployer de gros moyens de sécurité autour du Palais Bourbon, de l'Élysée et de Matignon.

Le canon à eau est prêt à servir, et le secteur de l'Assemblée nationale sera noir d'hommes en tenue de maintien de l'ordre. Craignant des débordements à l'issue du vote de la loi Taubira autorisant le mariage gay, la préfecture de police de Paris a requis un dispositif exceptionnel autour du Palais Bourbon, mais aussi pour barrer la route vers l'Élysée et la rue de Varenne, adresse de l'Hôtel de Matignon. Il faudra aussi sécuriser une manifestation du mouvement LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans). Pas moins d'un millier de fonctionnaires et militaires devraient occuper tous ces secteurs.
Des effectifs casqués bottés

De source syndicale, à la Direction de l'ordre public et de la circulation, on estime que le dispositif devrait compter 9 à 10 unités de forces mobiles autour des palais nationaux, majoritairement des compagnies de CRS. Seront également stationnés, prêts à intervenir, des escadrons de gendarmes mobiles et des compagnies de sécurisation de la Préfecture de police. À raison de près de 80 hommes par unité, le seul total des effectifs casqués bottés devrait atteindre environ 700 à 800 hommes.
Devraient s'y ajouter au moins deux sections de policiers en civil, soit une vingtaine d'hommes spécialistes des interpellations. Sans compter les effectifs de la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), fortes de plus de 200 hommes dans les arrondissements concernés.
Vers des consignes d'extrême fermeté

«Les chefs d'unités s'attendent à un peu de grabuge causé par des opposants au mariage gay et des consignes d'extrême fermeté sont attendues après le vote de la part du ministère de l'Intérieur», a assuré au Figaro un officier de police parisien. Selon lui, dans les unités de force mobile, «les gars les plus solides ont été mis au repos dès dimanche 20 heures pour pouvoir être à pied d'œuvre mardi». Des profils «qui savent travailler», assure-t-il.
Les responsables du maintien de l'ordre ne craignent pas seulement des heurts avec les anti-mariage gay ou d'éventuels militants d'extrême droite. Dimanche, avant que le cortège des anti ne se mette en route, place Denfert-Rochereau, de source syndicale, la police a évincé quelques anarchistes et militants d'extrême gauche venus faire de la provocation. Curieusement, les communiqués officiels ne donnaient pas cette précision.


Enfin après près de 6000 amendements, 300 heures de discussions à l'Assemblée Nationale, puis au Sénat " la fameuse loi" qui partage et divise tant la France va être votée...
quel accouchement difficile...ils ont raison de craindre le pire...c'est à 2 pas de la place de la Concorde et des Champs Elysées( juste un pont à traverser)!!!vaut mieux ne pas se balader dans le quartier...lors de grandes victoires ou contestations ces lieux sont mythiques...Le journaliste oublie de mentionner l'armée omniprésente à cause du plan vigipirate... et pour qu'ils sortent les canons à eau!!!!ça va "castagner"
mais je ne raterai pour rien au monde la retransmission cet ap sur mon ordinateur... Flanby l'avait promis...
On pense que les premiers mariages auront lieu dès fin juin!
Le Conseil Constitutionnel va être saisi mais pour ce qui est des "choix" de Société , il laisse le législateur affirmer la loi voté...
Avec Fennec on va aller à quelques mariages, où l'on est déjà invitée... :Dan
se:
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Marielle
SuperFemme en action
avatar

Nombre de messages : 5138
Age : 76
Date d'inscription : 24/03/2008

MessageSujet: Re: Les religions résistent au mariage gay en France   Mer 24 Avr - 0:10

Tulipe, compte-moi parmi les invités à la noce.

Tout a été dit par les pro et les anti.

Il fallait bien faire une fin enfin.

Tu sais quoi?

Dans 100 ans, peut-être moins, quand on lira l'Histoire de la civilisation européenne et nord-américaine des années présentes et antérieures, on dira; "Ils pensaient comme ça, les lois ne permettaient pas les mariages chez les gens du même sexe"

On en sourira en hochant la tête.

Comme on fait des restrictions religieuses qui ont fait de nos grands-mères des femmes soumises .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Les religions résistent au mariage gay en France   

Revenir en haut Aller en bas
 
Les religions résistent au mariage gay en France
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Demande aide lecture acte mariage 1742 Cormeilles Eure
» Cherche lieu pour mariage
» Suggestions pour le forum: Mariage non filiatif, une plaie!
» essai mu mariage
» Anniversaire de mariage, noce de ............

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Femmes en action :: Femmes d'action :: Traditions, sexualité et histoire du Maghreb et du Monde-
Sauter vers: