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 Pourquoi le hidjab?

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Nedjma
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MessageSujet: Pourquoi le hidjab?   Lun 6 Juil - 20:50

Chronique du jour : KIOSQUE ARABE

Le bonheur d’être le dernier

Par Ahmed HALLI

Attention, un hidjab peut en cacher un autre, moins voyant mais plus actif et, à la longue plus nuisible. L'écrivaine yéménite Ilhem Manaa est revenue la semaine dernière sur la nomination d'une femme musulmane, Dalia Medjahed, comme conseillère aux affaires religieuses du président Barack Obama.
Elle se dit, en effet, déçue, non pas tant par le fait que ce soit une femme en hidjab qui ait été distinguée mais par les réactions qui ont suivi. D'abord, dit-elle, la promotion de Dalia Medjahed a été celle d'une femme issue d'une communauté musulmane d'origine étrangère. Or, lorsqu'une telle personne adopte le hidjab, c'est qu'elle est influencée par des idées encore plus conservatrices que celles de son milieu arabe d'origine. Encore qu'il est difficile aujourd'hui de faire la différence entre la religiosité acerbe des communautés émigrées et celle des sociétés arabes d'origine. Ensuite, parce qu'on ne peut interpréter que d'une seule manière la satisfaction affichée par les médias financés par l'Arabie saoudite. Sans compter la joie à peine dissimulée d'une organisation islamique américaine, connue pour être proche des Frères musulmans. Ilhem Manaa nous dit ensuite comment elle a été surprise d'entendre Obama annoncer, au cœur de son discours du Caire, que le gouvernement américain a défendu devant les tribunaux le droit pour les femmes de porter le hidjab. Or, dit-elle, même si beaucoup de femmes portent le hidjab, parce qu'elles sont convaincues que c'est une obligation religieuse, le débat est loin d'être tranché. On sait qu'il y a une opinion de plus en plus répandue dans les pays arabes selon laquelle le hidjab est un signe politique qui a accompagné la montée d'un courant politique islamiste. En réalité, il n'a rien à voir avec la religion mais c'est un symbole choisi par Hassan Al-Bana, fondateur des Frères musulmans, en réaction à l'image de la femme que voulait façonner Ataturk, après la chute du califat ottoman. Que l'Amérique aille devant les tribunaux pour «permettre» à une petite fille de six ou neuf ans de porter le hidjab, ce n'est pas défendre le droit de cette petite fille, c'est la rabaisser davantage. Obama agit ainsi en violation des droits de l'enfance, sous prétexte de les défendre. Refusant de s'en tenir à ces seules appréciations, Ilhem Manaa a voulu en savoir plus. Elle a pensé que les idées avancées par Obama étaient peut-être inspirées par sa nouvelle conseillère. Aussi, s'estelle plongée dans la lecture d'un livre publié en 2007 par Dalia Medjahed et intitulé : Qui parle au nom de l'Islam? Ce livre publié en collaboration avec un certain John Esposito affichait l'ambition d'exprimer l'opinion de plus d'un milliard de musulmans. Ce qui est impossible à réaliser même avec les moyens dont disposent des instituts de sondages prestigieux comme Gallup, note Ilhem Manaa. De plus, ajoute-t-elle, les idées développées dans ce livre, notamment sur la Charia, sont celles d'un conservatisme qui ne laisse place à aucune opinion plus nuancée. De plus, lorsqu'ils évoquent le phénomène de l'islamophobie en Europe, les auteurs omettent de signaler l'existence de sociétés islamistes parallèles. Ces sociétés militent pour la séparation des deux sexes et cherchent à imposer un modèle vestimentaire. C'est ainsi qu'elles violent le principe même de l'égalité entre hommes et femmes auquel les sociétés européennes sont parvenues après des siècles de luttes». «Ce qui est étrange, souligne encore l'écrivaine yéménite, c'est que Barack Obama, qui cherche à ouvrir le dialogue avec le monde musulman, ait choisi une voix qui ne reflète pas la pluralité des opinions et des positions qui existent dans les pays musulmans. Ce qui m'inquiète, c'est que le président Obama, dans son désir de ne pas agir comme Bush, choisisse l'autre extrême, qu'il passe d'une vision unilatérale à son contraire», conclut Ilhem Manaa. Ce qui ne serait pas étonnant, dans le contexte international actuel. Il ne serait pas étonnant, en effet, que le président de la première puissance mondiale décide de nous aimer, mais seulement recouverts d'un hidjab. C'est déjà le choix qu'ont fait pour nous nos dirigeants, pourquoi agirait-il autrement, sachant que le hidjab imposé aux musulmans est le meilleur atout pour l'Amérique. Le hidjab, c'est le meilleur rempart, l'antidote au progrès technologique et industriel, à l'arme nucléaire. En somme, tout ce que les Etats-Unis veulent pour eux, avec la promesse d'en redistribuer un peu aux autres, et de temps en temps. Le hidjab, c'est la tendance générale qui se dessine dans tout le monde arabe. Dans la Syrie du clan Assad, un nouveau statut personnel, plus fortement inspiré de la Charia, est en préparation. L'écrivain assyrien, Suleiman Youssef Youssef, en relève les avatars et, surtout, les dangers pour les minorités religieuses du pays. Ainsi, un article du nouveau code autorise la polygamie et la répudiation pour adultère, ce qui a provoqué l'inquiétude de la communauté chrétienne de Syrie. D'une manière générale, le nouveau statut accentue la fragilité de la condition féminine, note l'écrivain. Plus grave encore, il réintroduit des termes comme «dhimmi» (protégé, c'est-à-dire soumis et sujet inférieur dans tout bon Etat islamique), disparus depuis la fin de l’Empire ottoman. Pendant ce temps, le sémillant Youssef Karadhaoui fait faire une révolution à la langue du Coran. Il autorise désormais la transcription des versets en y ajoutant des virgules, des points virgules, des points d’interrogation et d’exclamation, pour permettre de mieux saisir le sens des versets. Les théologiens d’Al- Azhar ont vivement réagi en contestant cette «bidaâ» (innovation contestable) dont ils ne sont pas les auteurs. Mais avec Karadhaoui, ça passe ou ça casse, et il sait qu’il peut bénéficier du soutien quasi unanime de ses beaux-frères, du deuxième rang, c'est-à-dire nous. On nous dit aussi que Michael Jackson est peut-être mort en musulman. Beaucoup de sites Internet islamistes n’ont pas hésité à lui faire des funérailles d’usage sans attendre la décision de sa famille. Ce qui est déconcertant chez nos intégristes, c’est qu’ils choisissent toujours le mauvais moment pour islamiser les gens. Le boxeur Mike Tyson est convaincu et inculpé de viol : bienvenu chez nous. Michael Jackson est inculpé de pédophilie, le voilà bombardé membre de plein droit de notre sainte communauté. Et avec quel statut ? Chez nous, dernier arrivé, premier servi. Il faut arriver bon dernier pour avoir les honneurs des gazettes et les privilèges réservés aux récents convertis. Souvenez-vous : «Qui entre dans la maison d’Abou Soufiane est en sécurité. » Abou Soufiane est un authentique converti in extremis, ancêtre de nos «Marsiens». Il est entré en Islam pour avoir la vie sauve et il a eu tout ce qui va avec : gloire, pouvoir et pérennité. Il est directement fondateur d’une dynastie grâce à son fils Mouawiya qu’il avait envoyé en éclaireur chez les musulmans, au cas où… Il y a des jours où je rêve d’en sortir pour pouvoir y entrer à nouveau, mener la dernière vraie bataille d’Abou Soufiane, celle du pouvoir. Ah, quitter l’Islam pour y revenir, mieux accepté, mieux toléré et même avoir droit à une annonce dans un journal. Holà, je ne fais que rêver ! Comment peut-on songer à quitter une communauté où l’on tient autant à vous, même avec la promesse de revenir plus tard ? Comment peut-on songer à quitter ceux qui vous aiment avec une telle passion, au point de vouloir vous tuer en cas de rupture unilatérale ? Non, mes bien chers frères, je ne suis pas encore assez fou pour déserter ? Au milieu de mes doutes métaphysiques, émerge une certitude : quel que soit le moment, on ne s’en va de chez vous que les pieds devant !
A. H


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MessageSujet: Et au Québec........   Lun 6 Juil - 21:28

Regard sur les femmes musulmanes du Québec


Photo: Jacques Nadeau
L'islam est devenu, lors du dernier recensement, la religion la plus pratiquée au Québec après les cultes chrétiens, devançant la religion juive. Quelque 108 000 personnes, dont 49 000 femmes, pratiquent la religion musulmane, pour la plupart à Montréal. Plusieurs s'interrogent sur le statut de la femme musulmane. Le Devoir a tenté de poser un regard de l'intérieur sur ces femmes musulmanes aux croyances et aux parcours divers. On peut lire ces textes aujourd'hui et lundi.

«Soumise», «asservie», «arriérée»: ces qualificatifs se lisent dans le regard de plusieurs passants, et à plus forte raison de passantes, qui croisent une femme voilée. «C'est votre mari qui vous oblige à le porter?», voilà la question qui surgit fréquemment lorsqu'une discussion s'entame.

Ce jugement agresse les musulmanes. Elles en ont assez d'être perçues comme un bloc monolithique, comme la «nation Islam incarnée dans un foulard», comme les victimes d'une religion oppressante.

Certaines d'entre elles souscrivent à l'interprétation voulant que le port du voile soit une obligation divine. D'autres y voient un choix motivé par une quête spirituelle, la revendication d'une identité musulmane ou la volonté de se soustraire aux rapports de séduction. Une autre catégorie de femmes musulmanes considèrent que le voile est une tradition culturelle, n'entrant tout simplement pas dans l'équation de leur pratique religieuse. Cependant, toutes craignent que l'incompréhension, voire le mépris et la discrimination, n'accentue l'isolement des musulmanes.

Pour Nadia Jakubowska, une jeune femme d'origine marocaine qui travaille en marketing à Montréal, la décision de porter le voile est venue sur le tard, au milieu de la vingtaine. «Pour moi, c'est un jalon dans mon cheminement spirituel. Est arrivé un moment où je me sentais gênée de sortir sans mon voile», confie la femme de 31 ans.

Loin de représenter une soumission, le voile lui confère un certain pouvoir sur son image. «Le voile sert à dire que mon être est plus important que mon paraître. Je gère mon corps comme je l'entends. Mon corps m'appartient», fait valoir Nadia, dont la garde-robe est composée de foulards aux couleurs pastel.

De toute évidence, ceux qui la regardent ne donnent pas à son hijab la même signification. Elle voit dans le regard de plusieurs femmes qu'elle rencontre de la colère, du dégoût et de la pitié. Les réactions épidermiques à l'égard du voile sont, selon plusieurs musulmanes, beaucoup plus fréquentes au Québec qu'en terre anglo-saxonne. «C'est peut-être à cause de ce que les femmes ont vécu ici avec l'Église. On représente un retour du religieux pour des femmes qui se sont battues contre la religion pour se libérer», expose Nadia, «achalée» de voir les jugements s'abattre sur elle.

Si le voile relève pour elle d'un cheminement spirituel, son amie Sarah Elgazzar y ajoute une dimension identitaire. La psychoéducatrice de 27 ans a décidé de le porter en octobre 2001, un mois après les attentats contre les tours jumelles de New York. «C'était irréaliste, la manière dont on parlait des musulmans. Pour mes amis, j'étais l'exception. "Toi, tu es différente", me répétaient-ils. Je me suis dit: non, ce n'est pas juste. Ce sont eux [les terroristes] qui sont l'exception, nous sommes la réalité. Je suis fière d'être musulmane, d'être ce que vous pensez être l'exception», raconte Mme Elgazzar, qui agit aujourd'hui à titre de porte-parole francophone pour le Canadian Council on American-Islamic Relations (CAIR-Can), en marge de son travail dans un centre jeunesse.

À des lieues de l'archétype de la musulmane soumise, Sarah est gardienne de but au hockey. Rieuse et enjouée, elle ose défier avec humour ceux qui la traitent en pauvre victime. Cela ne l'empêche pas de s'insurger devant l'attitude condescendante de plusieurs femmes: «On ne réalise pas que les femmes qui portent le voile font un choix. On a un féminisme impérialiste qui nous dit: non, tu ne peux pas choisir, on va te dire ce qui est bon pour toi, et c'est d'enlever ton voile.»

Les interprétations du Coran varient au sujet du voile. Est-ce une suggestion ou une injonction «divine»? Vise-t-on seulement les femmes du Prophète ou toutes les musulmanes? Plusieurs y voient une tradition, érigée depuis en exigence de l'islam. Une chose est certaine, les mouvements islamistes en émergence depuis les années 1970 préconisent une interprétation littérale qui consacre l'obligation de porter le voile et les inégalités entre hommes et femmes.

Lorsqu'on lui demande si elle porte l'habit politique imposé par les fondamentalistes, Nadia Yakubowska se rebelle. Elle rejette l'interprétation rigoriste qui impose le voile aux croyantes: «Je n'accepterais pas plus qu'on m'oblige à porter le voile que je ne voudrais me soumettre aux diktats de la mode et de la marchandisation du corps.»

Elle remet en perspective le verset coranique traitant du voile. La «révélation» qui aurait été faite par Dieu au prophète Mahomet sur le voile ne serait survenue que 14 ans après la première révélation. «Dieu avait beaucoup de choses à dire avant cela! [...] Des femmes ne ressentent pas le besoin de porter le voile et elles sont tout aussi croyantes», affirme Nadia.

Professeur de théologie spécialiste de l'islam, Patrice Brodeur invite à ne pas juger trop rapidement les femmes portant le hijab. «Une bonne partie d'entre elles le font par choix et non par choix idéologisé. C'est un choix, au terme d'un processus où il y avait liberté dans la décision. Il faut être conséquent avec soi-même. Si on est pour la liberté d'expression, de choix, dans la façon dont on s'habille, dont on développe ses croyances et ses comportements, il faut respecter ces choix», fait valoir le professeur de l'Université de Montréal, soulignant que des féministes musulmanes portent le voile.



Ras le bol d'être stigmatisée

Le voile cristallise les tensions vécues par plusieurs musulmanes. Celles qui le portent essuient le jugement de la société majoritaire; celles qui ne le revêtent pas subissent les pressions de certains membres de leur propre communauté. Étudiante à la maîtrise en droit, Noreen Majeed a goûté aux deux médecines. Elle a décidé de délaisser le voile récemment après l'avoir porté pendant une dizaine d'années. La femme de 32 ans n'en pouvait plus d'attirer les regards suspicieux. «Il y en a qui pensent que plus tu souffres, plus tu fais de sacrifices, mieux c'est. Moi, je ne suis pas d'accord avec cela.» L'Indo-Pakistanaise, bardée de diplômes en sciences de la santé et en droit, a choisi de l'enlever pour «gagner son pain» et cesser d'être stigmatisée.

Lorsqu'elle avait adopté le voile, sa famille et son entourage avaient vivement critiqué son choix. Entre-temps, elle est devenue un exemple et a fait des émules. La réprobation n'en a été que plus importante quand elle a fait volte-face et remisé son foulard. «Je suis tombée en disgrâce. Il y a toujours un jugement. [...] Je suis coincée entre une société laïque devant qui je dois me défendre chaque jour et ma communauté où on me dit que deux ou trois cheveux dépassent», explique la femme, visiblement écorchée.

Alors qu'elle espérait se soustraire aux regards trop insistants des hommes en adoptant le voile, elle a constaté que les musulmans lui lançaient des oeillades. «Cela ne m'a pas protégée. C'était une expérience similaire, dans un autre monde», confie Mme Majeed.

Son amie Siham Barakat l'écoute en berçant son bambin de dix mois. Elle se désole de voir le hijab alimenter ainsi les clivages. La Marocaine d'origine qui vit au Québec depuis 15 ans s'habille selon des «critères de modestie» en se couvrant jusqu'aux poignets, mais sans pour autant cacher sa chevelure ondulée. «C'est malheureux que le voile prenne autant de place. Dans la communauté musulmane, on le voit comme une panacée. Dans la société majoritaire, t'es moins qu'un être humain parce que tu le portes.» Elle constate que les pratiquantes non voilées peinent à s'engager dans leur communauté parce qu'elles «n'entrent pas dans le moule». De l'autre côté, des femmes très actives portant le hijab se voient fermer les portes dans la société québécoise à cause des préjugés.

Elle considère le voile comme «archi-secondaire» dans l'islam, un élément qui relève plutôt des traditions culturelles que de la religion en tant que telle.

«Une obligation»

Pour Dalenda Ben-Saïd, une Tunisienne de 36 ans, le voile n'est absolument pas optionnel. Ses petites filles de cinq et six ans le portent aussi, afin qu'elles n'aient pas l'ombre d'un doute sur la nécessité de le porter lorsqu'elles arriveront à l'adolescence.

Cette mère de trois enfants, qui vit au Québec depuis six ans, assure qu'il ne s'agit pas de «sexualiser» ses fillettes. «Lorsqu'elles arriveront à la puberté, qu'elles auront leurs menstruations et que leurs seins se développeront, elles seront obligées de le porter. Je veux qu'elles soient habituées, qu'elles ne trouvent pas ça difficile», fait valoir la mère de famille, convaincue que les musulmanes non voilées ne connaissent pas suffisamment les textes religieux.

Pourtant, Dalenda se promenait elle-même tête nue il n'y a pas si longtemps. C'est l'écoute d'un prêche sur cassette qui l'a convaincue de porter le hijab. «Parfois, on lit le Coran, mais on ne comprend pas le vrai sens du mot. Sur la cassette, on expliquait très bien», explique la femme, en ponctuant ses phrases de remerciements à Dieu.

Pour elle, le voile a deux fonctions: la protéger du regard des hommes, mais aussi «protéger» les hommes qui pourraient être troublés à sa vue. «Si les hommes regardent les femmes, ils vont commettre des pêchés. Comme cela, les hommes ne peuvent faire des choses qui vont fâcher Dieu», croit Dalenda.

Cette façon de rendre les femmes responsables, voire coupables, du désir des hommes contribue probablement au grand malaise des Québécoises à la vue du voile. La pomme et le péché originel commis par Ève ne sont peut-être pas si loin dans l'imaginaire collectif. L'éventail des motifs qu'invoquent certaines musulmanes pour porter le voile est néanmoins beaucoup plus large.



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MessageSujet: Re: Pourquoi le hidjab?   Lun 6 Juil - 22:52

oh!!! La, la, tout ça à lire!!! :study:
Je vais prendre le temps de lire tout demain!!! Wink

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MessageSujet: Re: Pourquoi le hidjab?   Dim 16 Aoû - 12:14

Fadéla Amara. secrétaire d’état française à la Ville

Interdire la burqa pour éradiquer le « cancer » islamiste

L’interdiction de la burqa permettrait d’éradiquer le « cancer » que représente l’Islam radical, a estimé la secrétaire d’état française à la Ville, Fadéla Amara, dans une interview au quotidien Financial Times d’hier.

« La vaste majorité des musulmans est contre la burqa. La raison est évidente. Ceux qui ont participé à la lutte pour les droits de la femme chez eux, je pense en particulier à l’Algérie, savent ce que ça représente et quel projet d’obscurantisme politique ça dissimule, visant à étouffer les libertés les plus fondamentales », a déclaré Mme Amara, qui est d’origine algérienne. Le port de la burqa ou du niqab (voile couvrant l’ensemble du corps de la femme ne laissant apparaître que ses yeux) représente « l’oppression de la femme, sa réduction à l’esclavage et son humiliation ». La femme, en plus de l’exploitation sexuelle et de la pauvreté, subit une « troisième forme d’oppression : l’extrémisme religieux, l’existence d’organisations fondamentalistes qui continuent à diffuser leurs discours », a ajouté la secrétaire d’Etat, ancienne responsable d’une organisation de défense des droits des femmes, « Ni putes ni soumises ».

La France, patrie d’un Islam progressiste, se doit de combattre la « gangrène, le cancer que représente l’Islam radical qui déforme complètement le message de l’Islam », a estimé Mme Amara. « La burqa ne représente pas simplement un morceau de tissu mais la manipulation politique d’une religion qui réduit les femmes à l’esclavage et va à l’encontre du principe d’égalité entre les hommes et les femmes », a-t-elle poursuivi. Le débat sur le voile intégral a fait irruption dans l’actualité française début juin, lorsqu’un député communiste avait réclamé une enquête à ce propos. Le 22 juin, le président Nicolas Sarkozy a déclaré que le voile intégral n’était pas « le bienvenu sur le territoire de la République ». Une mission d’information parlementaire doit rendre un rapport sur le phénomène fin janvier 2010. La France, pays à forte tradition laïque, a fait interdire par la loi en 2004 le port du foulard islamique à l’école.


El watan

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