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 Mythes ou réalités (partie 2)

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etoilefilante
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MessageSujet: Mythes ou réalités (partie 2)   Mar 22 Avr - 21:19

MYTHE

Nous pouvons nous adapter au changement de climat. D’autres civilisations ont déjà survécu à la sécheresse et aux changements de température.

RÉALITÉ

Bien que, dans l’ensemble, la race humaine ait survécu aux vicissitudes de la sécheresse, de longues périodes de chaleur ou de froid et bien plus encore, des peuples entiers ont disparu à cause des changements climatiques importants.

Le réchauffement actuel de notre climat nous apportera beaucoup d’épreuves et de bouleversements économiques, surtout à nos enfants et petits-enfants. Nous avons déjà une idée des coûts reliés au réchauffement de la planète actuel, qui est causé par la pollution par gaz à effet de serre. Le climat a changé dans le passé et les peuples y ont survécu, mais aujourd’hui, six milliards de personnes dépendent de plusieurs écosystèmes étroitement reliés les uns aux autres et d’une infrastructure technologique complexe.

À moins de faire un effort en masse de réduction de nos émissions de gaz à rétention de chaleur dans l’atmosphère, nous ferons face à une tendance de réchauffement jamais vue depuis le début de la civilisation humaine il y a 10 000 ans. (GIEC, 2001).

Les conséquences d’un réchauffement continu à cette vitesse risquent d’être dévastatrices. Beaucoup de régions densément peuplées, comme les régions côtières à basse altitude, sont les plus vulnérables aux changements climatiques. Une projection « conservatrice » prédit que les logis de 13 à 88 millions de personnes sur la planète pourraient être inondés chaque année au cours de la décennie de 2080. Les pays les plus pauvres et les petites îles auront le plus de difficulté à s’y adapter. (McLean et al, 2001).

Cent résidents de l’île de Tégua dans l’océan Pacifique ont dû être évacués par le gouvernement, car le niveau de la mer inondait leur île. C’était sans doute la première évacuation forcée, due au changement climatique. Quelques 2 000 autres insulaires ont planifié un déménagement similaire. Aux États-Unis, le village de Shishmaref en Alaska, habité depuis 400 ans, est en train de s’effondrer : le pergélisol fond. Des plans de relocalisation sont en cours.

La pénurie d’eau et de nourriture pourrait engendrer des conflits majeurs partout dans le monde. Bien que les humains puissent trouver un moyen de s’adapter, la faune et la flore pourraient ne pas être en mesure de le faire en un si court laps de temps. Ce ne sera pas la fin du monde, plutôt la « faim » du monde.

MYTHE

Les hivers rigoureux et les étés frais récents ne sont pas indicateurs d’un réchauffement planétaire.

RÉALITÉ

Quoique certaines régions du pays aient connu des hivers plus froids, la tendance globale est aux hivers plus doux.

Les données démontrent qu’au cours du dernier siècle, le climat de la planète est plus modéré en général peu importe la saison et ce, dans la plupart des régions. Les sceptiques ont induit le public en erreur en affirmant que l’hiver 2003-04 fût l’hiver le plus froid de tous les temps dans le nord-est des États-Unis. En réalité, cet hiver-là était le 33e hiver le plus froid selon les records enregistrés depuis 1896. De plus, une seule année de températures plus froides dans une seule région de la planète ne peut indiquer une tendance pour le climat partout ailleurs : une tendance traite plutôt de la moyenne à long terme pour la planète entière.

MYTHE

Aucun réchauffement planétaire n’a lieu en ce moment, car les glaciers et les inlandsis s’élargissent, ils ne diminuent pas.

RÉALITÉ

Dans la plupart des régions du monde, la régression des glaciers s’est avérée très importante. Les meilleures données scientifiques démontrent que l’inlandsis énorme du Groenland est en train de se réduire.

Entre 1961 et 1997, les glaciers de la planète ont perdu 3 709,68 kilomètres cubiquesde glace. Le consensus chez les scientifiques est que l’augmentation de la température de l’air est le facteur le plus important dans la régression des glaciers à l’échelle mondiale à long terme. Certains glaciers à l’ouest de la Norvège, de l’Islande et de la Nouvelle-Zélande sont en expansion depuis les dernières décennies. C’est le résultat de la fréquence accrue de tempêtes et de chute de neige, non pas à cause de températures plus froides. Ce n’est pas du tout étrange, compte tenu de la tendance au réchauffement de la planète.

Au Groenland, un satellite de la NASA permettant de mesurer la masse de glace pour un continent entier a déterminé que malgré la variation de mois en mois, la glace disparaît à long terme. Il y a des preuves alarmantes à cet effet : les glaciers avancent deux fois plus rapidement vers l’océan qu’il y a une décennie et à la longue, la vitesse des glaciers ne cessera d’augmenter. Ce qui est plus inquiétant est la prédiction suivante, basée sur un modèle de calcul et des preuves historiques : une augmentation d’environ 14,8 degrés Celsius de la température locale au Groenland pourrait mener à sa fonte irréversible, ce qui entraînerait une augmentation du niveau de la mer d’environ 6 mètres. Étant donné que l’Arctique se réchauffe 2 à 3 fois plus rapidement que la moyenne mondial, le point de basculement est presqu’à nos portes.

La seule étude qui ait démontré une augmentation de la masse de glace du Groenland s’intéressait seulement à l’inlandsis et non à la périphérie, où a lieu la fonte. Tout ça est en accord avec le modèle de prédiction du climat : le réchauffement de la planète engendrerait une accumulation de glace à court terme au centre du continent où il fait plus froid à cause de l’augmentation des précipitations sous forme de neige. (De la même façon qu’en Antarctique, où les scientifiques ont aussi prédit une accumulation de glace à court terme attribuée à de plus importantes chutes de neige.)

Les scientifiques qui ont publié l’étude ont été prudents. Ils ont insisté sur le fait que leurs résultats ne devraient pas être utilisés pour conclure que la masse de glace au Groenland s’élargit de façon globale. Leurs données démontrent que l’accumulation de neige dans le centre du continent aura tendance à diminuer au fil du temps alors que le réchauffement planétaire progressera.

MYTHE

Les prévisions météo à court terme sont rarement exactes. Pourquoi devrions-nous faire confiance aux projections climatiques pour les décennies à venir?

RÉALITÉ

Les prévisions climatiques sont essentiellement très différentes de celles de la météo. Le climat n’est pas synonyme de météo.

Il est normalement plus difficile de faire des prévisions météo que des prévisions climatiques. L’exactitude des prévisions météo dépend surtout sur l’interprétation de l’évolution d’un système à un moment donné et de l’information sur la région mais les prévisions climatiques se rapportent à une vue d’ensemble des températures pendant une période de temps plus longue, comme une saison, année après année. Par exemple, nous pouvons ne pas savoir si la température descendra sous zéro un jour précis de Décembre dans la Nouvelle-Angleterre, mais si nous avons des données sur la région et seront en mesure de déterminer que les températures seront plutôt basses. Ce sont ces mêmes connaissances sur le climat de la région qui nous disent qu’à Londres et à Seattle, c’est plutôt pluvieux; qu’en Floride et en Californie, c’est plutôt ensoleillé et assez chaud et que dans le sud-ouest, c’est plutôt chaud et sec.

Les modèles climatiques actuel peuvent maintenant reproduire les climats moyens observés au cours des derniers siècles et même au-delà. Grâce à ces résultats, les scientifiques sont confiants que ces modèles pourront les aider à formuler des prévisions sûres du climat à venir. Les évaluations du climat actuel prennent habituellement en considération les résultats de plusieurs modèles et de plusieurs scénarios d’émissions futures pour établir une échelle de changement climatique réaliste.

MYTHE

Au fur et à mesure que le « trou » dans la couche d’ozone diminuera, le réchauffement planétaire ne sera plus un problème.

RÉALITÉ

Le réchauffement planétaire et la couche d’ozone sont deux problèmes complètement différents.

Le « trou » dans la couche d’ozone ne fait qu’amincir un endroit précis d’une couche de la stratosphère, qui est à environ de 14.5 kilomètres à 49.9 kilomètres au-dessus de la surface terrestre. La diminution de l’ozone est causée par les produits chimiques artificiels comme le chlorofluorocarbure (CFC). Une couche plus mince de l’ozone laisser pénétrer le rayonnement ultraviolet dangereux jusqu’à la surface terrestre.

Par contre, le réchauffement planétaire se définit par l’augmentation de la température moyenne sur Terre, causé par une accumulation de CO2 et d’autres gaz à effet de serre dans l’atmosphère suite à des actions humaines.

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melo-dy
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MessageSujet: Re: Mythes ou réalités (partie 2)   Mar 22 Avr - 21:23

ouf..............

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