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 Terrorisme en Algérie

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Nedjma
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MessageSujet: Terrorisme en Algérie   Mer 13 Fév - 14:43

UN ATTENTAT D'ENVERGURE DÉJOUÉ A LAKHDARIA
Deux femmes kamikazes arrêtées


Grâce à la diligence des services de sécurité et ceux des télécommunications, et à la perspicacité d’un officier de police de la Sûreté de wilaya de Bouira, une opération kamikaze qui devait avoir lieu dans la matinée du 5 février à Lakhdaria, a été déjouée. Les auteurs, un ex-terroriste ayant bénéficié de la grâce présidentielle en 2004, dans le cadre de la loi portant concorde civile, et deux jeunes filles, dont l’une devait servir de kamikaze, ont été arrêtés.
Les faits remontent à la nuit du 4 au 5 février dernier, lorsque l’agent de permanence qui était au niveau du bureau des trafics de la Sûreté de wilaya de Bouira, recevait à 21 heures 10 minutes un coup de téléphone pour le moins alarmiste. «Demain matin, nous allons vous envoyer une de nos femmes martyrs, Sabrina, dans l’une de vos sûretés pour vous anéantir. Nous avons juré de vous combattre jusqu’au dernier », disait à peu près l’appel. C’était on ne peut plus clair. L’officier de permanence alerta immédiatement le chef du centre opérationnel. Ce dernier arrivé sur les lieux devait agir vite. Il prit le numéro de téléphone affiché et contacte la direction générale de l’opérateur à Alger. Lui ayant expliqué la gravité de l’affaire et une fois que le directeur technique se fût rassuré auprès de la DGSN de la personne qui venait de le contacter qu’il s’agit bel et bien d’un officier de la Sûreté de wilaya de Bouira, il coordonnera le travail tout au long de la nuit. D’abord en lui envoyant le nom du propriétaire de l’appel. C’était à 22 heures. Or, le propriétaire en question, un paysan natif de M’chedallah, avait perdu son portable depuis plusieurs semaines et a même fait une déclaration de perte auprès de la police. Une fois l’officier du centre opérationnel informé de ces détails, il fallait procéder d’une autre manière. Le temps pressait et il fallait vite retrouver la véritable personne qui a utilisé ce numéro. Comment ? Peutêtre avec l’historique du numéro en question. De fait, le directeur technique envoie à l’officier de Bouira qui était toujours en contact avec lui, l’historique des appels entrants et sortants des six derniers mois. Au total, il y avait 58 pages avec quelque 1800 appels. Il était minuit et les terroristes devaient commettre leur action au petit matin. Tous ces numéros, il fallait les éplucher et essayer de retrouver quelque chose. Quelque chose comme les numéros qui reviennent souvent. Et en effet, l’officier de Bouira remarquera deux numéros qui sont les plus utilisés. Il était minuit 30 minutes. Il contacta le directeur technique à Alger pour identification des deux numéros. A 00h45 minutes, les deux noms ont été identifiés : il s’agit de deux filles natives de Lakhdaria et l’une d’elles s’appelle Sabrina. L’une des pièces maîtresses du puzzle venait d’être reconstituée. Immédiatement après, la BMPJ de Lakhdaria qui était en alerte et en contact avec la Sûreté de wilaya, se déplaça au quartier où habitent les deux filles et procéda à leur interpellation. Celle qui s’appelle Sabrina et qui a 21 ans, a donné le nom de celui qui l’avait contactée quelques heures plutôt ; il s’agit de B. Toufik, un nom connu des services de sécurité. Terroriste notoire, B. Toufik fut arrêté en 1996 dans les maquis du GIA à l’époque et fut condamné à 15 ans de prison ferme. Libéré le 25 août 2004 par grâce présidentielle dans le cadre de la loi portant concorde civile, le terroriste B. Toufik fut arrêté une deuxième fois par les services de sécurité le 11 septembre 2006, dans l’affaire dite du portable piégé que Le Soir d’Algérie avait traitée en son temps. Jugé au même titre que ses complices pour soutien au terrorisme le 10 juillet 2007, il fut libéré par la justice pour manque de preuves. Remarquons là que ce terroriste notoire et récidiviste fut libéré exactement le jour où un camion piégé explosait dans une caserne de Lakhdaria dans une opération kamikaze. Ce jour-là, B. Toufik devait jubiler... Une fois l’auteur de l’appel identifié, il restait sa localisation. Il était 01h20 et c’est encore une fois, le directeur technique des télécommunications qui s’en occupera. L’astuce était simple. L’officier de police envoyait un appel masqué au numéro du terroriste et l’opérateur de la téléphonie mobile s’occupera de localiser le lieu de la réception de l’appel : c’était à Lakhdaria. Plus exactement dans la région de Bourbache. Et pour pouvoir piéger le terroriste, il fallait encore l’aide du directeur technique qui a procédé au rétrécissement du champ de réception ; ce qui devait logiquement obliger le terroriste de se rapprocher plus de l’antenne pour pouvoir être en contact avec la fille Sabrina dont il ignorait être entre les mains des services de sécurité. Le piège a marché. Les équipes de la BMPJ se sont déplacées vers la région de Bourbache et se sont embusquées aux alentours de l’école primaire où était implantée la fameuse antenne de réception. A 2 heures 14 minutes, le dénommé B. Toufik, fut pris au piège, cerné de toutes parts et aveuglé par les projecteurs des éléments de la BMPJ qui ont procédé à son arrestation. Quelques minutes auparavant, un gardien de l’école primaire avouait à la police avoir vu passer six terroristes armés. Conduit au commissariat, B. Toufik qui niait jusque-là toute l’histoire, fut confondu en se retrouvant nez à nez avec la fille Sabrina qu’il avait contactée à 21 heures 10 minutes, celle qu’il devait recevoir avant l’aube pour lui dérouler la ceinture d’explosifs et l’envoyer pour une opération kamikaze dans la Sûreté urbaine de Lakhdaria. L’officier du centre opérationnel, aidé par le directeur technique de l’opérateur de la téléphonie mobile qui a également veillé toute la nuit, venait de déjouer une opération kamikaze. Présenté le lendemain devant le procureur pour terrorisme, B. Toufik a été mis sous mandat de dépôt alors que les deux filles ont été confiées aux éléments du centre national de lutte antiterroriste.

H. M.

Le Soir d'Algérie

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Nedjma
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MessageSujet: Re: Terrorisme en Algérie   Mer 13 Fév - 14:46

Pousse avec eux!

LES KAMIKAZES ET CELUI QUI RELÂCHE LES KAMIKAZES !

Par Hakim Laâlam

Dans un message lu à l’ouverture des assises nationales, Abdekka déclare : «Le tourisme est une priorité nationale.»

Wallah que je n’en doute pas un instant !

Bouira. Les services de sécurité ont empêché une catastrophe. Vous pouvez lire dans ce numéro du Soir le compte rendu de cette affaire d’attentat kamikaze déjoué in extremis. Je ne vous en dis pas plus, lisez, c’est en page 3. Sachez juste que l’un des cerveaux de cette opération terroriste est un… élargi. Terme fleurant l’eau de Javel et le Sanibon et censé nous rendre plus acceptables les tangos défaits, la vermine écrasée. Alors, au-delà des faits, au-delà de ce qui vient de se passer à Bouira, un constat à faire, à refaire et à rerefaire encore à l’envi. Autant la première fois, lorsqu’un attentat a eu lieu après une longue période d’accalmie, et qu’il s’est avéré que l’auteur était un «élargi» un «pardonné», on pouvait se dire qu’il ne s’agissait là que d’un hasard. Ensuite, dans un enchaînement très rapide d’attentats, il s’est quasiment vérifié qu’à chaque fois, dans le groupe de tueurs en masse, il y avait un, voire plusieurs «élargis», «pardonnés», «absous», «concordés». Une fois, va ya sidi pour la coïncidence. Deux, c’est peut-être une conjonction astrale extraordinaire n’arrivant que tous les 30 mille ans, un mardi soir de pleine lune. Mais tous ? A chaque fois ? Systématiquement ? Dans toutes les crasses terroristes qui nous retombent sur la tête depuis 1999, il y a dedans, derrière, devant et dessus la «Main du Repenti» ? Ça commence à faire beaucoup. Beaucoup trop ! Et plutôt que d’incriminer le kamikaze, qui de toutes les façons est éparpillé en mille morceaux, il m’intéresse, moi, parce que Dieu m’a doté d’un cerveau et que de temps en temps j’y ai recours (avec modération, je vous rassure), il m’intéresse donc de poser une question simple. Ou plutôt deux : qui a élargi les futures bombes humaines ? Et pourquoi, dans ce pays qui ne manque pas de femmes et d’hommes sensés, responsables et patriotes, personne n’ose demander des comptes à celui qui, à mes yeux, est plus dangereux que les kamikazes. Celui qui les relâche ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

H. L.

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Elisa
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MessageSujet: Re: Terrorisme en Algérie   Lun 18 Fév - 14:02

pffffffffff ça me tue tout ça !
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MessageSujet: Re: Terrorisme en Algérie   

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