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 Fin de la visite controversée de sarkozy en algérie

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Simply
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MessageSujet: Nicolas Sarkozy en Algérie à l'ombre de l'affaire du "l   Lun 3 Déc - 13:30

Nicolas Sarkozy en Algérie à l'ombre de l'affaire du "lobby juif"

Ce voyage de trois jours, axé sur la signature de contrats, s'effectue dans un climat pollué par les insinuations d'un ministre algérien sur le soutien d'un "lobby juif" au chef de l'Etat.
Le président Nicolas Sarkozy entame, lundi 3 décembre, une visite d'Etat de trois jours en Algérie, avec d'importantes perspectives économiques, mais dans un climat pollué par les insinuations antisémites d'un ministre algérien sur le soutien du "lobby juif" au président français.
A une semaine de son arrivée à Alger, les déclarations du ministre algérien des Moudjahidines (anciens combattants) Mohammed-Chérif Abbas, ont jeté un froid.
"Vous connaissez les origines du président de la France et vous savez quelles sont les parties qui l'ont amené au pouvoir", a-t-il déclaré dans le quotidien Al Khabar. Avant de mettre en cause "le lobby juif (...) véritable architecte de l'ascension de Sarkozy au pouvoir" (lire le verbatim de ses déclarations).

Désavoué

Ces propos ont suscité les réprobations les plus vives à Paris, avant que le président Abdelaziz Bouteflika ne désavoue son ministre. Nicolas Sarkozy a finalement maintenu sa visite, et déclaré qu'il viendrait en Algérie "en ami".
Le président français n'en débarque pas moins en Algérie avec son costume de pourfendeur de l'immigration, et son refus affiché de "toute repentance".
Dimanche, dans une interview à l'agence de presse algérienne APS, il a assuré que les deux pays devaient maintenant "se tourner vers l'avenir", et travailler sur du "concret".
L'histoire de la colonisation française et de la guerre d'indépendance de l'Algérie, "il ne faut pas l'ignorer mais l'assumer", a estimé Nicolas Sarkozy dimanche. "Il y a des blessures des deux côtés qui ne sont pas refermées", reconnaît-il tout en se disant "sûr que, pas à pas, nous pourrons rapprocher notre lecture de l'histoire et réconcilier nos mémoires".
"Je pense que nous devons nous tourner d'abord vers l'avenir, car les nouvelles générations, qui forment dans votre pays la grande majorité de la population, ne vont pas attendre que les adultes aient fini de régler les problèmes du passé", explique-t-il.

Contrats

Nicolas Sarkozy compte ramener des contrats gaziers pour "garantir l'approvisionnement de la France jusqu'en 2019", et "un accord de coopération nucléaire". Les signatures ou confirmations de contrats "pourraient ainsi représenter jusqu'à 7.000 emplois directs supplémentaires en Algérie", affirme-t-il à l'APS.
En outre, Gaz de France (GDF) va investir un milliard de dollars (683.500 euros) sur le gisement de Touat et Total 1,5 milliard de dollars (1,02 milliard d'euros) à Arzew. Devraient aussi être confirmés des investissements industriels, comme "une usine de montage de tramways et une autre de montage de véhicules de lutte contre l'incendie".

Immigration

En ce qui concerne l'immigration, Nicolas Sarkozy souhaite discuter avec Abdelaziz Bouteflika d'un réexamen de la convention franco-algérienne de 1968 afin que la carte "compétences et talents" qui prévoit le retour de son bénéficiaire dans son pays d'origine au bout de trois ans, officiellement pour limiter le pillage des cerveaux, s'applique aux ressortissants algériens séjournant en France. "Les textes adoptés au lendemain de l'Indépendance ne doivent pas rester figés", estime le président français.
Afin de "parvenir avec les autorités algériennes à une gestion concertée des flux migratoires", Nicolas Sarkozy propose aussi que les visas de circulation "soient beaucoup plus systématiques pour les personnes qui ne présentent pas de risque migratoire" et "qu'ils aient la durée la plus longue possible" pour les Algériens mais également pour les hommes d'affaires français ou les experts qui viennent dans le cadre des accords de coopération. "Je comprends que cette question est en train d'évoluer dans le bon sens et si c'est le cas, je m'en réjouirai", dit-il. (avec AP)

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Elisa
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MessageSujet: Fin de la visite controversée de sarkozy en algérie   Jeu 6 Déc - 7:09

Edition du 6 décembre 2007 > Actualite
EL WATAN


Fin de la visite controversée de Sarkozy en Algérie
Sur un goût d’inachevé…
L’argumentation développée par le président français Nicolas Sarkozy, dans son discours prononcé à Constantine hier, est pour le moins étrange, controversée, sinon ambiguë.

De fait, d’une part, il a fustigé le système colonial à tout bout de champ et, de l’autre, il dit que « beaucoup de ceux qui étaient venus s’installer en Algérie étaient de bonne volonté et de bonne foi, (qu’) ils étaient venus pour travailler et pour construire, sans l’intention d’asservir ni d’exploiter personne, mais (que) le système colonial était injuste par nature et (qu’) il ne pouvait être vécu autrement que comme une entreprise d’asservissement et d’exploitation ». Si l’on suit son « raisonnement », ce système colonial n’aurait rien à voir avec la France, et que ce serait une chose abstraite, sinon des extraterrestres qui l’auraient instauré ! En faisant des éloges sur le passé de Constantine, de son cosmopolitisme à travers l’histoire, il en vient à évoquer la résistance de Constantine en 1837, et à relever « cette journée terrible du 20 août 1955 où chacun fit couler le sang pour la cause qui lui semblait la plus juste et la plus légitime ». Nuance, un seul côté a fait couler le sang des Algériens au stade de Skikda (Phillipeville), ce fut le massacre à ciel ouvert ! Il n’oublie pas les martyrs de la Révolution algérienne ni « les victimes innocentes d’une répression aveugle et brutale », et il n’oublie pas non plus « ceux qui ont été tués dans les attentats et qui n’avaient jamais fait de mal à personne, ni ceux qui ont dû tout abandonner : le fruit d’une vie de travail, la terre qu’ils aimaient, la tombe de leurs parents, les lieux familiers de leur enfance ». Cependant, comme on le voit, est-ce la nostalgie de l’Algérie française qui fait oublier l’histoire et la « nature (même) du système colonial », si on le prend à ses propres mots ? En effet, il aurait carrément pu dire ceci : « Des Français seraient venus en touristes en Algérie ou en investisseurs, ils auraient acheté des terres à des Arabes bien gentils, terres qu’ils auraient travaillées avec leurs propres mains !... Il n’y aurait jamais eu de dépossession, de spoliation de terres, il n’y aurait pas eu d’ouvriers agricoles… et de massacres, d’enfumades, de douleurs et de misère, lot quotidien des "indigènes". » Un discours qu’il voudrait apaisant pour les uns et les autres, mais dénué de sens, voire truffé de contre-vérités. Donc, point d’excuses pour les crimes et les massacres commis au nom de la France, pas seulement lors de la guerre de libération, mais ceux perpétrés dans les années 1930 et surtout ceux du 8 mai 1945, là où c’étaient les civils constitués en miliciens pour commettre l’innommable… C’est juste ainsi qu’il fustigera le système colonial, puis comme pour répondre au ministre des Moudjahidine, il le fera aussi pour l’antisémitisme, qui « n’est pas qu’un crime contre les juifs, c’est un crime contre tous les hommes et un crime contre toutes les religions » ! Puis viendront des propositions. Par exemple, « en 2008, j’organiserai en France les assises de l’enseignement de la langue et de la culture arabes », dira-t-il. Il fera le parallèle entre l’amitié franco-allemande et celle espérée avec l’Algérie, mais dans le cadre de l’union de la Méditerranée. Il dira à ce propos ceci : « Comme la France offrit jadis à l’Allemagne de construire l’union de l’Europe sur l’amitié franco-allemande, elle offre aujourd’hui à l’Algérie de bâtir l’union de la Méditerranée sur l’amitié franco-algérienne. » Mais il a oublié (encore une fois !) qu’Adenauer avait reconnu les crimes du nazisme et, officiellement et solennellement, présenté ses excuses au nom de la nation allemande. Une autre proposition, « l’Algérie et la France se sont mises d’accord pour réfléchir à la mise en œuvre d’une politique d’immigration ». Encore une autre de Sarkozy, celle de « réfléchir à la création d’une université commune franco-algérienne ». En tout état de cause, le bilan que l’on pourrait tirer du discours et de la visite du président français en Algérie indique clairement, encore une fois, que les deux pays ont raté une occasion sérieuse de dépasser les clivages historiques qui pèsent sur leurs relations et que l’Algérie demeure frustrée du fait que Sarkozy n’a présenté aucune excuse sur les crimes commis par le colonialisme. Au lieu de cela, Nicolas Sarkozy a, dès son retour en France, hier, rendu hommage aux harkis. « Il est légitime et juste que les harkis reçoivent l’hommage solennel de la nation », a déclaré le président français lors d’un discours prononcé devant la présidence des associations d’anciens combattants d’Afrique du nord et de rapatriés harkis. « Car pour les harkis aussi, si les accords d’Evian ont scellé la fin des hostilités militaires, ils n’ont pas marqué la fin des souffrances », a-t-il ajouté à l’occasion de la journée d’hommage annuel aux combattants morts pour la France pendant la guerre d’Algérie. « D’autres épreuves, douloureuses, sont venues s’ajouter aux peines endurées au cours de huit années de guerre », a-t-il dit. « Pour la France, il s’agit aujourd’hui d’une question d’honneur. Il faut réparer les fautes qui ont été commises », a poursuivi M. Sarkozy. A bon entendeur…

Ahmed Boudraâ

A. Boumaza
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